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dimanche 23 avril 2017

13 Reasons Why / Mon avis sur la série ▶


13 Reasons Why est une série télévisée dramatique américaine, développée par Brian Yorkey et produite par Selena Gomez et Joseph Incaprera (entre autres), d’après le roman Thirteen Reasons Why (Treize raisons) de Jay Asher. Elle est diffusée depuis le 31 mars 2017 sur la plateforme Netflix, en version française et originale.

J’espère que vous n’êtes pas fatigués d’entendre sans cesse parler de cette série (on ne peut pas dire qu’elle est passée inaperçue) mais je me devais de partager mon avis avec vous après l’avoir terminer (il y a 1 semaine et demi). J’avais vraiment besoin d’exprimer mon ressenti parce que cette série n’est pas anodine à regarder et je pense qu’il est très important de lire des « analyses » par la suite, pour se faire un vrai avis. C’est pour ma part ce qui m’a aidé à comprendre un peu mieux la série...



Hannah Baker s’est suicidé. Elle a laissé derrière elle 13 cassettes audio, sur lesquelles elle raconte son histoire mais surtout les 13 raisons qui l’ont amené à mettre fin à ses jours. Chaque cassette est adressée à une personne qui, d’après elle, est en partie responsable de sa mort. 
C’est l’histoire de sa vie, ou plutôt de sa mort, qui nous est contée.

Avant de vous parler en détails de cette série, je voulais vous donner mon ressenti général après avoir visionné tous les épisodes. J’ai aimé cette série, je ne peux pas dire le contraire, mais pas mal d’éléments m’ont dérangé, et j’ai besoin d’en parler et d’en débattre avec vous, si vous avez vu la série. Je ne peux pas dire que j’ai adoré cette série... J’aurai aimé pouvoir le dire mais les thèmes abordés sont tellement graves que mes craintes ne sont pas inexistantes depuis que j’ai regardé le dernier épisode. Je vous explique pourquoi toute suite, et j’espère que mon avis vous intéressera et vous fera réfléchir. 

LE JEU D’ACTEURS

C’est un des gros points fort de cette série ! Il faut savoir que un des rôles principaux, Hannah, et celui rôle de Justin, sont joués par des acteurs qui n’avaient encore jamais tourné au cinéma ou dans une série (à savoir Katherine Langford et Brandon Flynn). Quand j’ai appris cela, j’ai eu beaucoup de mal à y croire tellement leur jeu m’a bluffé ! C’est ce qu’on appelle débuter sur les chapeaux de roues ^^ Je n’ai nulle crainte en ce qui concerne le carrière future : ils seront forcément contactés pour d’autres séries/films. 
Les autres acteurs (il y a beaucoup de personnages, il faut le signaler) jouent tout aussi bien et je pense à Kate Walsh (qui a notamment joué dans Grey’s Anatomy) qui est une actrice incroyable et à Alisha Boe, que je ne connaissais pas, qui joue un rôle particulièrement délicat et qui s’en sort à merveille (en + elle est magnifique) ! 


LA MISE EN SCÈNE

Un paramètre tout aussi important que le jeu des acteurs, pour cette série, c’est la mise en scène ! On peut dire que la production a beaucoup joué sur l'image et a fait fort niveau publicité, ce qui n’aurait pas été possible sans la création d’un univers à la fois vintage (avec les cassettes, la voiture de Tony) et sombre. On peut très vite remarquer, que toutes les scènes du présent sont tournées dans la pénombre, tandis que les flash-back sont beaucoup plus lumineux en majorité : comme si la mort d’Hannah avait laissé un froid et un vide, en contraste avec la joie de vivre (ça parait paradoxale) qu’elle transmettait autour d’elle lorsqu’elle était encore en vie. J’ai trouvé que ces détails était prodigieux !


LE SCÉNARIO

Le système des cassettes (une ou une demie par épisode) est hyper bien trouvé car il paraîtrait que dans le roman, Clay écoute toutes les cassettes en une seule soirée (je n’ai pas lu le roman). Les scénaristes nous offre ainsi l’envie de découvrir la suite, à chaque fin d’épisode. Bien entendu, le suicide de Hannah se trouve dans la dernier épisode, donc il est difficile de ne pas regarder la série jusqu’au bout (ils sont forts ces scénaristes) !
Le suspense est intense, mais ça y est, on en arrive aux aspects qui m’ont dérangé... Les épisodes durent 50 minutes à 1 heure ! C’est long pour des épisodes d’une série et ça aurait pu ne pas être dérangeant si l’intrigue avait tenu la longueur. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Il y a de nombreux creux dans environ 2/3 des épisodes, ce qui est quand même un gros point négatif ! S’ennuyer à plusieurs reprises dans presque tous les épisodes, c’est assez embêtant. C’est pourquoi, même si j’avais à chaque fois envie de voir la suite, je n’ai pas réussi à regarder plus d’un épisode par jour avant d’arriver à l’épisode 9 (il y en a 13), et j’aurai aimé resssentir l’addiction que je ressens pour d’autres séries (une addiction qui fait souvent de ces séries mes favorites) : c’est un critère important pour moi.


LES THÉMATIQUES ABORDÉES

Comment ne pas parler des sujets graves, traités dans cette série, et qui font son entièreté, son identité... ? Le harcèlement scolaire, l’homosexualité, le sexisme, les abus en tout genre, l’acoolémie, et je dois en oublier ! Tant de sujets lourds, graves, d’actualité et malheureusement présents dans notre société, mais qui sont peu évoqués car trop souvent jugés tabou. Mais en parler permet d’alerter les téléspectateurs de la gravité de tels problèmes, qu’ils puissent comprendre et peut être aider des gens qui se trouvent dans ces situations, ou même se sentir concernés et réaliser qu’en parler est la solution, pour qu’une aide leur soit apportée.
C’est ce qui m’a le plus touché dans cette série, j’en ai même été à plusieurs reprises bouleversée ! J’ai trouvé ça fou, qu’ils aient réussi à traités autant de sujets, avec autant de justesse. Chapeau à eux pour cet exploit parce que honnêtement, c’était un très gros risque à prendre mais ils l’ont pris et ils ont réussi. 


LE MESSAGE RENVOYÉ

Voilà ce qui va surement différer des avis que j’ai pu lire à ce jour... Lorsque j’ai refermé mon ordinateur, après avoir visionné le dernier épisode, j’ai déjà du prendre du temps pour me remettre de mes émotions (les derniers épisodes étants extrêmement durs à regarder) mais je me suis par la suite posée beaucoup de questions...
Dans la vraie vie, si une personne se suicide en laissant derrière elle des cassettes audio ou une lettre pour expliquer les raisons de sa mort, c’est un peu glauque mais je peux comprendre le besoin de dire adieu. Mais en faisant cela, Hannah ne cherche pas à dire adieu, elle cherche à culpabiliser les personnes qui lui ont fait du tord, qui ne s’étaient pas forcément rendu compte de l’impact de leurs actes. Alors en effet, c’est un moyen hyper efficace d’ouvrir les yeux sur des actes qui peuvent paraitre anodins mais qui peuvent réellement détruire une personne, et pour ça je trouve que c’est une nécessité, mais la manière dont sont tournées les cassettes est vraiment accusatrice et j’ai trouvé ça très violent. Elle s’est clairement vengée, pour moi il n’y a aucun doute là dessus, mais je ne comprend pas qu’une jeune fille qui s’est faite harcelée et qui en a tellement souffert qu’elle a choisit d’en finir avec sa vie, cherche à faire du mal à son tour. En effet, beaucoup d’entre eux méritaient d’être punis mais à mes yeux, on ne fait pas aux autres ce que l’on aimerait pas qu’on nous fasse et encore moins quand on l’a soit-même vécu ! 
Cette série/ce livre est une fiction et je pardonne donc l’auteur d’avoir choisit cette intrigue car c’est évident que sans ce système des cassettes, l’histoire perdrait tout son charme ! Mais c’est finalement assez malsain d’avoir envie de découvrir ce qu’on fait ses camarades de lycée pour qu’elle se suicide... 
Le message qui est renvoyé ne me semble pas hyper juste de ce point de vue. C’est tout même une idéalisation du suicide qui ait faite dans le sens où, dans la série, toute l’attention est tournée vers Hannah après sa mort, telle une « star » et je crains que les personnes qui souhaitent mourir, en regardant cette série, n’est pas envie de changer d’avis car leur souffrance ait telle qu’ils souhaitent qu’elle soit reconnue par leurs proches. C’est humain mais malheureusement la série, qui devrait montrer que le suicide n’est pas une option, montre tout le contraire... Malgré tout je trouve que le fait d’avoir montrer les scènes de grande violence, dont le suicide, de manière aussi crue, pourrait faire peur à ces personnes, en tout cas je l’espère. 

Ces scènes sont vraiment d’une GRANDE importance pour tout type de téléspectateur, car elles aident à COMPRENDRE que le suicide n’est pas un choix égoïste, loin de là. Le message principal de cette série, à mes yeux, est celui-ci et... j’ai pas de mots pour décrire à quel point il est juste et important.


CONCLUSION
Voilà "en gros", ce que j’ai pensé de cette série... J’espère ne pas avoir été trop contradictoire et trop avoir parlé des points négatifs mais avec tous les avis hyper positifs que j’ai lu, j’avais besoin d’alerter les gens sur des éléments qui me paraissaient importants de ne pas ignorer. Cette série est tout de même d’une originalité sans nom et traite des sujets de société qui devraient être bien plus présents dans les films, les séries et les livres (c’est déjà moins le cas en littérature). J’ai été marquée à vie par cette histoire et je suis ravie que cette série soit sortie à cette période de ma vie car à mes yeux, regarder cette série à l’adolescence, une période de changements corporels et comportementaux souvent spectaculaires, où nos émotions changent toutes les cinq minutes, s’entremêlent et nous chamboulent l’esprit, n’est pas la meilleure période pour assister à la descente aux enfers d’une jeune lycéenne. Par contre, au niveau du harcèlement scolaire, les jeunes pourraient vraiment se rendre compte que leurs actes ont de graves conséquences, c’est pourquoi je suis partagée... 

NE PAS OUBLIER : 
cette série est adressée à un public d’adultes et de jeunes adultes. Des scènes de grande violence, non censurées, se trouvent dans plusieurs épisodes et ne doivent pas être vues par les plus jeunes ou des individus d’une grande sensibilité 

vendredi 21 avril 2017

Le jour où je suis partie - Charlotte Bousquet ☪



Titre : Le jour où je suis partie
Auteur : Charlotte Bousquet
Editions : Flammarion
Genre : Contemporain
Tranche d’âge : à partir de 14 ans

Prix : 13 €
Nombre de pages : 240
Date de parution en France : 4 Janvier 2017



« C’est là-bas que je dois aller. À Rabat. Pour fuir ce mariage dont je ne veux pas. Pour rejoindre ces femmes, et marcher à leurs côtés en mémoire de mon amie. »
Tidir rêve de liberté. Courageuse et déterminée, elle quitte son petit village près de Marrakech pour participer à la marche des femmes à Rabat. Au cours de son périple, la jeune femme doit faire face au mépris des gens et apprend à assumer son statut de femme libre.

Ça faisait un bout de temps que je n’avais pas lu de contemporain, alors quand j’ai remporté ce roman lors qu’un concours, j’ai été plus que ravie puisque c’est un genre que j’aime beaucoup.

Le jour où je suis partie, c’est l’histoire d’une jeune marocaine, Tidir, forcée de se marier avec un homme qu’elle n’a pas choisit et en deuil de la mort de sa meilleure amie, Illi. 
Un jour, elle voit ses milliers de femmes, dans la télévision de son salon, en train de marcher, de se battre pour leur liberté. Tidir ne veut plus suivre les règles imposées par l’islam, les coutumes qu’on lui impose. Elle aussi veut être libre, et c’est la quête de cette liberté qui nous ait raconté dans ce livre...

J’avoue avoir eu très peur de ne pas accrocher à ce roman, car les récits qui se déroulent dans des pays d’orients sont très éloignés de ce que j’ai l’habitude de lire ; mais Charlotte Bousquet ma conquise, m’a fait voyager et aimer le Maroc, un pays que je connaissais que très peu.
Sa plume est très douce et nous charme très vite. Le personnage de Tidir est ce qui nous donne le plus envie de continuer à lire : elle est touchante, de part ce qu’elle a vécu, de par sa façon de penser, de voir le monde, son combat, sa hargne et ses idéaux. J’ai vraiment adoré ce personnage !

Il ne se passe pas énormément de choses dans ce roman, mais bizarrement je ne me suis pas ennuyée. Ce livre nous permet de voyager, à travers le périple de Tidir, en écoutant son histoire, en apprenant à la connaitre, à comprendre ses envies de liberté, et au final le voyage se fait très court pour nous alors qu’elle est partie depuis des jours... 



Ce qui m’a le plus plu, c’est de découvrir une nouvelle culture, très différente de la notre mais totalement ancrée dans le présent. Charlotte Bousquet évoque les attentats en France et en Belgique et de cette manière, on comprend que le monde est si vaste que ne l’on peut pas se rendre compte du nombre de façon de vivre qu’il y a sur cette planète, de la chance que nous avons de résider en France, un pays de liberté et de paix. 
Le message que l’auteur fait passer est très touchant et d’actualité. Dans beaucoup de pays, malheureusement, être une femme c’est avoir moins de droits que les hommes ! Pourtant, nous sommes au 21ème siècle... et oui, pourtant. Au quotidien, on ne pense pas forcément à toutes ces femmes, exploitées, soumises, mal traitées et emprisonnées par des idéaux ou par des religions, parce notre culture nous permet d’être libre, mais toutes les femmes n’ont pas cette chance, encore aujourd’hui. C’est une injustice qui ne se mesure même pas tellement elle est forte mais malheureusement, c’est une réalité !

Grâce à ce roman, j’aurai appris à aimer encore plus les droits qui me sont accordés, dans mon pays. J’aurai compris qu’être une femme peut être une grande faiblesse dans certains pays et qu’avoir le droit d’en faire une force est une chance incroyable ! Je me dis souvent qu’il y a toujours pire que soit et qu’il faut positiver, dans n’importe qu’elle situation, mais ce que vivent ces femmes est inacceptable et ne devrait pas exister. Elles, elles ont le droit de vouloir une autre vie, de se plaindre, de se battre, moi je ne dirai plus jamais que je n’ai pas de chance parce que c’est faux, tout simplement. 
Rien que d’écrire cet article, de pouvoir m’exprimer sur n’importe quel sujet, est une chance incroyable...

Merci à la vie de m’offrir de si belles choses. Ce roman m’a donné une belle claque sur l’importance d’être reconnaissant et positif. Merci Charlotte Bousquet !

« Si j’écris, je veux que les gens me lisent. Même si c’est personnel. Ici, à force de se taire, d’étouffer tout ce qui ne rendre pas dans le cadre étriqué du regard des autres, on finit par oublier que ça existe. Le bon comme le mauvais. On ne parle pas de liberté, parce que ça ne se fait pas, surtout quand on est une fille sérieuse. On ne parle pas des coups qu’on reçoit parce que ça crée des problèmes. On ne refuse pas le mari qu’on vous donne, parce que c’est la hchouma. Et on finit par trouver banal de se résigner. »

Une note grandement méritée due à la grande qualité du récit ! Ce genre de lecture est par contre plutôt lourd et n’est pas fait pour se détendre, mais je conseil ce roman à tous les amoureux des romans sur la vie et des beaux messages qu’on peut trouver dans ce genre de livres.

À vous de me donner vos avis 

POUR ALLER PLUS LOIN : 
J’ai découvert cet article et il était pour moi primordial que je le partage dans cette chronique car il a pour thème la Women wage peace, une journée où les femmes marchent pour la paix, exactement comme celle où Tidir souhaite se rendre dans le roman. Je vous laisse découvrir ce qu’un tel mouvement représente pour ces femmes, dans la vraie vie : http://positivr.fr/women-wage-peace-paix-israel-palestine-femmes/

mardi 18 avril 2017

Envole-moi - Annelise Heurtier ♪



Titre : Envole-moi
Auteur : Annelise Heurtier
Editions : Casterman
Genre : Romance
Tranche d’âge : à partir de 13 ans

Prix : 12,90 €
Nombre de pages : 263
Date de parution en France : 8 Mars 2017


« Lors d'un vide-grenier auquel il participe pour pouvoir s'acheter la Gibson de ses rêves, Swann a un coup de foudre pour Joanna. Mais un détail lui a échappé : Joanna est en fauteuil roulant. Malgré les doutes et les difficultés que cela implique, les deux adolescents vivent une belle histoire d'amour. Cependant, un jour, Joanna se met à broyer du noir : elle a appris que sa cousine, avec qui elle partage la même passion intense pour la danse, a été acceptée à l'Opéra de Paris. Brutalement, cet événement lui rappelle ses limites : malgré toute sa volonté et son appétit de vivre, certains rêves resteront inaccessibles. »

J’ai volontairement supprimée une phrase du résumé qui, à mes yeux, en disait beaucoup trop. J’espère que vous n’aurez pas lu le résumé en entier ailleurs du coup !
Cette couverture m’a clairement charmée et la voyant très régulièrement défiler sur Instagram, je me suis intéressée à l’histoire. Quand on m’a expliqué qu’il s’agissait d’une histoire d’amour entre une jeune fille en fauteuil roulant et un jeune homme valide, j’ai été tout de suite emballée.

Pour ceux qui ne me connaitrait pas encore, je suis atteinte d’une syndrome (Ehlers Danlos) qui fait que mon corps est très fragile. J’ai des douleurs dans tout le corps, tous les jours, et je suis contrainte d’utiliser un fauteuil roulant pour mes déplacements plus ou moins longs. Ça va faire bientôt un an que j’ai ce fauteuil et c’est toujours dur de devoir sortir dehors avec...
 Quand je croise des gens que je connais, je me sens mal à l’aise parce que je vois dans leurs yeux de la peine pour moi. Quand je croise des inconnus, les regards sont presque automatiquement tourné vers moi parce qu’un fauteuil roulant ne passe pas vraiment inaperçu dans les lieux publics ! Mais le plus dur c’est quand je rencontre des inconnus, et qu’ils s’adressent à la personne qui pousse mon fauteuil, pour parler de moi (par exemple quand je ne peux pas passer avec mon fauteuil pour rentrer dans un lieu public (un monument par exemple), les responsables demandent si je peux quand même marcher un petit peu ou si il faut trouver un autre accès pour que je puisse rentrer). Ils ne me regardent pas ! Ils ne me parlent pas ! Ils s’adressent à la personne qui me pousse comme si je n’existais pas, comme si j’étais un bébé dans une poussette, comme si je ne savais pas m’exprimer... C’est une sensation que je vous souhaite de ne jamais vivre, ce n’est vraiment pas drôle du tout ! 
Heureusement, ce n’est pas comme ça partout. À l’étranger (en Angleterre ou en Italie) je me suis rendue compte que les gens me prêtaient beaucoup plus d’attention qu’en France. 

J’arrête de raconter ma vie, c’est promis, mais je voulais vraiment vous avertir que mon point de vue, concernant cette histoire, pourrait être très différent de celui que vous pourriez avoir si vous êtes valide.
Je m’attendais donc à découvrir comment un adolescent allait tomber amoureux d’une jeune fille en fauteuil roulant, comment il allait faire abstraction de ce paramètre, comment leur relation allait se dérouler, comment il allait gérer les problèmes du quotidien avec elle, etc... En réalité, ce roman évoque très peu cet aspect de l’histoire et se concentre sur autre chose. Il y a une petite « intrigue » que je ne vous dévoilerai pas, qui fait avancer l’histoire. 
Ce qui m’a d’abord dérangé, c’est la manière dont Swann rencontre Joanna. Ensuite, comme je vous l’ai dis, je m’attendais à découvrir des éléments précis par rapport au handicap de Joanna et il s’est avéré que l’histoire les survolait seulement. Mais au fil du temps, j’ai compris que ce roman n’avait pas pour thème le handicap mais l’amour à l’adolescence ! C’est à ce moment là que j’ai vraiment commencé à apprécier l’histoire. 


Swann et Joanna vivent une très belle histoire d’amour, comme on rêve tous d’en vivre une. Certes, Joanna ne peut plus marcher mais c’est une adolescente comme les autres et elle a autant le droit que n’importe qui d’aimer et d’être aimée. C’est le message que transmet l’auteur à travers cette histoire et j’ai trouvé ça magnifique...
 Swann va devoir s’habituer au handicap de Joanna et au début de l’histoire il est assez dérangé par le fauteuil roulant mais au fur et à mesure, l’intrigue se met en place et son comportement change. 

J’ai été extrêmement touchée par les mots de Swann, car c’est lui qui raconte l’histoire et donc tous ses ressentis nous sont dévoilés, sans filtre. C’est dur, quand on peut réellement se mettre à la place de Joanna parce qu’on sait ce que c’est que d’être en situation de handicap (et non « handicapée » : ce n’est pas une identité), de lire ce que peut penser un garçon face à un fauteuil roulant. C’est cru, mais en faite je me suis rendue compte que c’était la réalité... 
Les gens le voit, les gens ne peuvent pas faire comme si les personnes en fauteuil était debout, était « normale », parce que ce n’est pas le cas. Alors, pour moi, ce n’était vraiment pas évident de lire ce livre au début mais la fin m’a fait comprendre que le handicap n’est pas un obstacle au bonheur. 
C’est une fiction, ça c’est sûr, mais le message renvoyé est réel. Je connais beaucoup de personnes atteintes de mon syndrome et en couple, même marié. Je sais que j’ai mes chances, moi aussi, mais quand on vit avec une maladie au quotidien, qu’on ne peut pas beaucoup sortir sauf en fauteuil, que les gens regardent uniquement votre fauteuil quand ils vous croisent puis vous ignore, c’est dur de continuer à espérer qu’un jour on vous regardera parce que vous êtes belle. Ce livre m’a donné un peu d’espoir et je remercie vivement l’auteur pour cela... 

Je suis néanmoins réaliste et je sais que comme Swann au début du livre, la plupart des gens réagissent négativement, au premier abord. Mais quand on apprend à connaitre la personne, on peut facilement se rendre compte qu’il y a de très belles choses à découvrir en elle et qu’on ne tombe pas amoureux/amoureuse d’une apparence physique mais d’un coeur.

Cette histoire plaira à coup sûr à tous les amoureux des romances, mais aura un message très particulier pour ceux qui vivent avec un handicap. 

« Il y avait quelque chose en elle que j'étais incapable de décrire. J'ai pensé à cette histoire de nombre d'or dont nous avions parlé en arts plastiques, cette proportion précise que l'on évoque pour expliquer le mystère de la beauté. Voilà, c'est ça, elle avait le nombre d'or posé sur son visage. »


Je met cette note car j’aurai aimé découvrir un peu plus Joanna (Swann est beaucoup plus mit en avant même si il parle constamment d’elle) et parce que je ne m’attendais pas à lire quelque chose de, finalement, plutôt léger. Certains passages étaient durs à lire pour moi, dû aux reflets par rapport à ma vie mais ce roman n’est pas lourd en soit : il évoque le handicap en surface et se concentre beaucoup plus sur la romance donc si je devais décrire ce livre je dirai simplement que c’est une très belle histoire d’amour !


Avez-vous lu ce livre ? Vous tente-t-il ? 

jeudi 13 avril 2017

Sorties livresques du mois ♡ Avril

Je sais que nous sommes déjà le 13 Avril et que beaucoup d’entre vous auront déjà acheté/lu les livres que je vais présenter mais avec cette catégorie d’articles, j’ai beaucoup de mal à être organisée. Je prend beaucoup de temps à faire un article de ce genre et je ne m’y prend pas assez à l’avance pour que je puisse le poster en début de mois. Je vais essayer de m’améliorer, c’est promis, et j’espère que mon article servira quand même à quelques personnes malgré le retard...
P.S : le wifi est finalement disponible dans ma location à Florence, d'où la présence de cet article.



Alors ? Quel(s) livre(s) vous tente(nt) le plus ce mois-ci ? Pour moi c’est « Appuyez sur étoile », « Mon midi, mon minuit » et « Quelques pas de plus » qui me font le plus envie